La théorie des 4 heures de travail
On nous a menti
On nous a fait croire que le succès passait par de longues heures de travail pendant de nombreuses semaines en non-stop.
Travailler dur et longtemps pour gagner plus d’argent et gravir les échelons de la réussite.
C’est ce qui est recommandé à l’école puis lors des études supérieures, et encore une fois lorsqu’on rejoint le monde professionnel.
Mon intuition m’a amené à remettre en question ce modèle du “toujours plus” et à me questionner sur ce qui est vraiment optimal pour notre concentration et potentiel cérébral.
Je vous révèle la réponse dans cette édition.
Pour rappel, mon livre “100% Concentration” est disponible à la Fnac depuis le 12 septembre dernier. Vous pouvez le commander directement à la Fnac ou sur Amazon.
Préférez l’intensité à la quantité de travail
Lorsque vous vous intéressez et vous documentez sur la vie des figures les plus créatives et productives de l'histoire, vous remarquez qu’un schéma assez surprenant se répète : elles ne passaient que quelques heures par jour à faire ce qu’elles considéraient comme leur travail le plus important et urgent.
Le travail qui leur demandait une concentration soutenue et profonde.
Le reste du temps, elles randonnaient en montagne, faisaient des siestes, passaient du temps en famille, se promenaient avec des amis ou restaient assises à réfléchir et à lire.
Darwin, par exemple, était connu pour avoir chaque jour trois sessions de travail intense de 90 minutes en deep work.
Charles Dickens s'enfermait dans son bureau de 9 heures à 12 heures et de 13 heures à 14 heures, avec une pause pour le déjeuner entre les deux sessions de deep work. À 14 heures, il avait terminé sa journée.
Thomas Jefferson avait l’habitude de se concentrer pleinement pendant quatre heures les matins.
Henri Poincaré avait des horaires très réguliers. Il menait ses réflexions les plus difficiles entre 10 heures et 12 heures, puis entre 17 heures et 19 heures de l'après-midi. Le génie mathématique ne dépassait pas les quatre heures d’intenses réflexions par jour en deep work qu’il dédiait donc à des problèmes mathématiques des plus complexes. Le reste du temps il se détendait et profitait de ses proches et d’activités de son choix.
On retrouve cette dynamique de quatre à cinq heures de travail profond chez de nombreux écrivains, artistes et scientifiques. Gabriel García Márquez, prix Nobel de littérature, écrivait chaque jour pendant cinq heures et pas plus.
Ernest Hemingway commençait à travailler vers 6 heures du matin et finissait sa journée avant 12 heures, avec plusieurs pauses dans la matinée. Stephen King, lui, décrit six heures de lecture et d'écriture comme une journée épuisante de travail.
Ils ont tous suivi un modèle de travail et de créativité similaire et finalement assez simple :
Deep work intense de 4h + Repos et Contemplation + Répétition
Le deep work comme point d’entrée du Flow
Le plus important avec la concentration n’est pas la quantité ou le volume, mais l’intensité.
Vous ne pouvez pas savoir à quel point votre productivité et créativité peuvent être exceptionnelles grâce au deep work tant que vous n’avez pas testé le deep work (on a parlé longuement de ce sujet lors des 2 dernières éditions que vous pouvez retrouver juste ici).
Avez-vous réellement exploré et testé toutes les capacités cognitives de votre cerveau ?
Quel est votre dernier souvenir d’une session de travail et de concentration tellement intense qu’au bout d’une heure vous deviez absolument vous arrêter pour récupérer ?
Le secret du deep work réside en fait dans la pratique délibérée et l’engagement total dans la tâche : vous vous engagez avec une pleine concentration dans une activité précise en vue d’atteindre un objectif clair et défini et qui exige une réelle performance de votre part.
La pratique délibérée est ciblée, structurée et motivante. Vous ne faites pas du deep work parce qu’on vous a dit de le faire. Vous vous engagez dans le deep work parce que vous en avez envie et que vous savez pourquoi vous le faites et ce que ça peut vous apporter à titre personnel et professionnel.
La concentration intense sur une tâche est valorisante et vous permet de vous sentir utiles, créatifs, performants et sensiblement meilleurs à chaque session. C’est une voie de progression et d’amélioration de soi très enrichissante.
C’est également la porte d’entrée d’un incroyable état cérébral appelé état de Flow que nous allons explorer ensemble la semaine prochaine et qui vous permettra de facilement comprendre pourquoi les plus grands talents de notre histoire n’avaient pas besoin de travailler tant que ça.
La pratique délibérée du deep work est une activité exigeante qui ne peut être soutenue que pendant un temps limité chaque jour comme expliqué. Vous devez absolument éviter l'épuisement sur le long terme et limiter la pratique à une quantité dont vous pouvez vous remettre jour après jour, semaine après semaine. Votre état de forme et de clarté mentale sera votre meilleur indicateur.
Savoir s’arrêter est un art
Ce modèle de sessions intenses de deep work n’est tenable et viable qu’avec le repos et la récupération qui l’accompagnent. Pratiquer le stop et arrêter le travail au bon moment est aussi important que la session de concentration même.
Savoir arrêter votre travail sur un projet ou une tâche donnée lorsque vous sentez que vous avez encore un peu d'énergie est un art. Cela rend le démarrage du travail le jour suivant plus facile et contribue donc à maintenir votre pratique du deep work sur du très long terme tout en vous permettant d’être à chaque fois plus productif.
Ce conseil du stop au bon moment pour ne jamais s’épuiser est similaire à la recommandation de ne pas excessivement remplir son estomac pendant les repas. Vous mangez suffisamment, à votre faim, mais sans forcer et vous sentir trop lourds.
Le grand écrivain japonais Haruki Murakami a parfaitement résumé cette idée du stop : « En tant qu'auteur, la pratique la plus fiable est d'arrêter chaque jour juste au moment où je sens que je pourrais écrire davantage. Faites cela, et le travail du jour suivant se déroulera étonnamment bien. »
La découverte, par les scientifiques, du réseau cérébral par défaut et de l’effet de la divagation mentale sur l'amélioration de la créativité et réflexion ont confirmé toute l’importance de savoir bien s’arrêter et se reposer.
Je vous parlerai dans une prochaine édition de toutes les modalités et implications d’une récupération efficace et active du cerveau.
Ces différentes informations nous révèlent une vérité toute simple : nous sommes plus productifs et efficaces lorsqu’on se repose suffisamment et que l’on s’arrête de travailler au bon moment.
Vous êtes donc chaleureusement invités à organiser vos journées avec de belles sessions de deep work, mais aussi les différentes pauses qui vont soutenir et optimiser ces sessions.
C’est tout pour l’édition du jour. J’espère qu’elle vous permettra de prévoir autant de temps de récupération qu’il faut et peut-être d’envisager une nouvelle manière de travailler. Une manière moins coûteuse en temps et bien plus efficace que ce qu’on nous a inculqué.
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